« Que faire de nos colères ? » : un cycle de rencontres pour passer de la rage à l’espoir
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Les Ecossolies et Les Autres Possibles lancent un cycle intitulé « Que faire de nos colères ? » : une série de 3 rencontres avec des personnalités qui ont transformé le feu de la colère en moteur d’action collective et transformatrice. Vous aussi vous en avez gros sur la patate ? Mauvaise nouvelle, on n’a jamais eu autant de raisons d’être vénère. Bonne nouvelle, il y a des gens dans ce monde qui ne se résignent pas à assister à sa dégringolade. Alors, on souffle un bon coup et on se retrouve le 26 mars pour voir ce qu’on peut faire de tout ça.
Faire face à une tension individuelle et collective
Il y a comme un vacarme autour de nous : les craquements d’un monde qui se fissure, le bruit des bottes au loin, l’explosion des inégalités et partout la colère qui gronde. Actualités internationales terrifiantes, inertie face à l’urgence climatique, injustices sociales sur fond de crise démocratique et de montée des néofascismes… Que ressentir face au spectacle que nous donne à voir le monde ? Indifférence, anxiété, culpabilité, angoisse ? Ou la rage qui prend au ventre.
« C’est un sentiment collectif qui émerge à plusieurs endroits de la société, dans des courants et des positionnements parfois opposés, dans différentes classes sociales : la colère est partagée mais on n’attend pas forcément les mêmes réponses. » Marie Bertin, rédactrice en chef du magazine Les Autres Possibles. « Aux Ecossolies on croit en la puissance de l’action collective mais à l’origine d’un combat, d’un engagement, il y a toujours une personne, avec un moteur, une raison d’agir. Ça passe beaucoup par la colère, le sentiment d’injustice ou d’impuissance. » Emilie Sarrazin, directrice des Ecossolies.
Que faire face à cette émotion qui prend de la place à l’intérieur de nous, dans l’espace et le débat public ? Y a-t-il une voie pour la mobiliser, la transformer en puissance d’action et retourner l’ordre des choses ?
Le concept : une interview-live suivie d’échanges en groupes
« Avec ces événements, on cherche à reconnaître cette montée des colères, construire un regard éclairé sur ce qui la provoque et surtout se rassembler pour la dépasser et trouver des solutions ensemble » explique Marie Bertin qui voit en ce cycle une occasion de donner corps aux sujets de justice sociale et écologique traités par le magazine.
Chacun des trois rendez-vous est construit autour de la rencontre avec une personnalité qui porte un combat sociétal. « Le choix d’une interview devant un public était une évidence. C’est un format qui se prête bien au partage du vécu, à une plongée dans une trajectoire personnelle »
Après l’interview, les participants feront travailler leurs neurones au service de la cause du jour ! Objectif : aider l’invité et son collectif en répondant à une de ses problématiques du moment. Et pourquoi pas, inventer sa prochaine action !
« L’idée de se retrouver pour travailler ensemble sur nos colères c’est proposer une issue, une approche à la fois cathartique et d’apaisement. C’est aussi donner la possibilité à de faire naître des formes de résistance, de se donner les moyens de passer à l’action » nous invite Emilie Sarrazin.
De quoi va-t-on parler ?
De 3 sujets à fort potentiel de mise en rogne :
- La santé environnementale. Ou pourquoi devrait-on accepter de tomber gravement malade à cause de l’air qu’on respire, de l’eau qu’on boit ou de la nourriture qu’on mange ?
- La désinformation et la concentration des médias. Ou comment entrer en résistance face à une attaque organisée et ciblée contre l’un des piliers de la démocratie ?
- La justice fiscale et sociale. Ou comment ne pas se résigner à s’engouffrer dans la voie unique de l’austérité et de la paupérisation ?
Première invitée et infos pratiques
- Première date : jeudi 26 mars, de 17h30 à 19h30
Avec Noémie Spiessert, membre du collectif Cancer Colère Nantes
C’était il y a un peu moins d’un an. Quand la nantaise Noémie Spiessert a vu Fleur Breteau prendre la parole à l’Assemblée Nationale contre la loi Duplomb, elle n’a pas hésité longtemps. Laissant Octobre Rose et les injonctions à être une malade dynamique et soignée derrière elle, elle a embrassé la colère de Fleur et la sienne… pour rejoindre un combat qui ne fait que commencer.
- Au Solilab, 8 rue Saint-Domingue, 44200 Nantes
- Prix libre. Tarifs indicatifs :
- Entre 0 et 5€ : tarif solidaire pour les personnes qui ont peu de moyens
- Entre 5 et 10 € : tarif d’équilibre pour financer l’événement
- A partir de 10 € : tarif de soutien pour permettre au plus grand nombre de participer
Inscription en ligne (nombre de places limité)